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Polar Circles – Let’s Rock It !

Texte / Sacha Voeffray
Interview 2015

Polar Circles… On est a des années lumière du froid que son réel homonyme peut dégager. C’est absolument tout le contraire ! Le genre de tempête dont on parle ici fait transpirer. Mais s’il fallait leur trouver un point commun ou un lien, ce serait avec certitude les frissons que tous deux peuvent nous faire ressentir lors de grosses rafales ! Le rock à l’état pure, en cohésion avec l’authenticité et la simplicité. C’est Ian, le chanteur et meneur du groupe, que je rencontre pour en savoir plus. J’ai en face de moi un mec talentueux, avec de l’humour à revendre et de la répartie. Et tout ça, avec beaucoup d’humilité. Chez 7sky, on est fan !

Parle moi un peu de vous et votre univers ?
Cela fait 3ans qu’on joue ensemble, et sommes tous de la région Lausannoise. J’ai d’abord rencontré Stefan, notre guitariste, puis on a recruté Jules (Guitare/Basse) et Keyran (Batterie). La cohésion était là, alors on a tout de suite enchainé avec l’EP. C’est géniale ! On est tous super motivés, et c’est pour ça que ça marche.
On ne se pose pas de question. On joue en prenant du plaisir.

Comment tout a commencé ? Votre rencontre ? Votre parcours ?
Oulaaa notre rencontre est pas super rock (rires). La première fois que j’ai vu Stefan jouer je me suis tout de suite dit : « Il faut que je joue avec lui ! » Ce qui a débouché sur notre premier Jam. C’était fort, et ça nous a motivé à commencer ce projet. Il connaissait déjà Jules. Et on a trouvé Keyran via Facebook. Peu de temps après, on a sorti notre premier EP, qui s’intitule « Left Behind ». Un trois titres sauvage, mêlant rock, indie ou encore grunge. Puis on a enchaîné avec la sélection du titre « Burnt Memories » comme hymne des Swiss Live Talents, ainsi que le concours national Mycokemusic Soundcheck, où on a décroché la seconde place bordel ! C’était une belle perf’, mais assez frustrant je ne te le cache pas. Tout ca nous a carrément boosté au niveau régional. C’était dingue ! Et ça nous a permis de jouer à des festivals comme les Docks ou le Caribana. L’album a vu le jour en octobre passé, et me voilà ici, à donner une interview pour 7sky (rires).

Dit nous comment tu as trouvé ta voie ?
J’avais déjà un groupe à l’école. « Connection ». On a fait pas mal d’années ensemble, de 13 à 18 ans je dirais. Puis on s’est splité pour différentes raisons. J’ai donc voulu exploser ! Certainement parce que mes anciens réussisaient ailleurs, comme chez M. Baker, et je le voulais aussi. C’est peut etre aussi parce que la musique est mon seul moyen de pécho.. (Rires) !

Votre album « Polar Cicrcles » est juste génial ! Quelle est son histoire ?
C’est un peu une suite logique. Notre manager nous a beaucoup poussé à le faire pour obtenir des dates. C’était indipensable. On avait aussi les chansons nécessaires et étions prêts. On y raconte les premières amours et donc les premieres ruptures. C’est le passage à l’age adulte. Et entre nous, ce n’est pas toujours facile. En gros c’est un peu tout ce qui s’est passé dans ma vie ces dernières années. La fougue ! Le rock ! La jeunesse quoi. Je ponds les textes moi-même avant de bosser dessus tous ensemble.
J’adore tous nos sons, mais « To your rise » dégage quelque chose de fort. Il rage bien, et c’est celui qu’on a enregistré en premier donc il a sacrément la patate !

Quelles sont vos plus grandes inspirations et influences ?
On a tous un peu nos favoris. Pour ma part, il s’agit des Raconters et Jack White, au groupe phare de rock anglais Oasis en passant par Artick Monkeys. Jules lui est plûtot bassiste « rock progressive », auquel je n’adhère pas trop mais qui apporte beaucoup. Keyran est assez electro, et Stefan super éclectique. Les 90’s du rock anglais c’est clairement la base. Mais on s’ouvre aussi au rock moderne.

Comment décrirais-tu votre style musical en 3 mots ?
ROCK! Mais surtout spontané et authentique. C’est super important.

Votre meilleur souvenir ?
L’Estival l’année dernière était juste malade ! On a fait le seul concert où il faisait beau. Tout jouait. On peut dire que les éléments étaient avec nous. Après il y’a eu le vernissage de l’EP au Bleu Lézard! On était personne et depuis on a beaucoup de retours. C’était blindé, environ 200 personnes ! Depuis, des gens complètement random nous écrivent des trucs du style : « C’est incroyable ce que vous faites ! Continuez comme ça ! ». Alors forcément, ça nous touche.

Où vous-sentez vous le mieux ? Sur scène en pleine action ? Ou en studio ?
Complètement sur scène ! Mais c’est super d être passé par le studio et tout le travail derrière. La scène c’est gratifiant. Les gens ressentent la vibe et c’est clairement un cadeau reconnaissant du travail.

Vous avez déjà fait plusieurs festivals en 2014. Comment voyez-vous le futur ?
On a de jolis projets pour cet été. Sinon on a des plans pour l’étranger, en Allemagne et en Italie. On veut partir loin. Faire le tour du monde à travers notre musique. Il faut être ambitieux.

Y’a-t-il un message qui découle de votre art ? Si oui, lequel ? Que voulez-vous apporter au public ?
Waaaw. On a pas vraiment de message particulier. On balance juste de la bonne musique. On essaye de transmettre ce qu’on ressent et de faire vibrer sur le moment.

La notoriété te fait-elle peur ? Ou au contraire, tu la désire ?
Ca me ferait carrément bander ! Regarde autour de toi, il y a plein de femmes dans le bar et pas une seule pour me sauter dessus en criant (rires)! Plus sincèrement, je pense que c’est comme tout.. On se lasse certainement assez vite de ces choses. Mais je cracherais absolument pas dessus. Je pense qu’on sera bientôt millionaire !

Ton rêve ?
Etre une rockstar ! Avec, bien sûr, une rédemption plus tard et devenir zen (rires).
En réalité, je veux vivre de la musique. Et perdre mon accent vaudois.

Raconte-nous vos performance live. Comment ça se passe ? Les énergies du public que vous recevez et donnez, vos sensations ?
Avant un concert, il y’a beaucoup d’appréhension. Pendant, c’est super excitant. Quand tout se passe bien, c’est même jouissif ! Si tu sens le public avec toi c’est la folie. Il faut se lâcher et entrer en connection avec eux. Mais je suis toujours mitigé entre la performance, qui exige une certaine retenue et concentration, et l’émotion expressive. En acoustique, l’émotion se transmet beaucoup plus facilement. Mais en live, il faut mettre la patate pour que les gens s’éclatent. Tu fais du rock, alors balance ! Ce qui ne nous empêche absolument pas d’avoir des chansons plus douces.

Une anecdote sur le groupe ?
On se balance énormément de vannes les uns les autres. Mais l’homme le moins stressé de la terre, c’est Stefan. Il est toujours à la bourre. Au point que parfois on est déjà sur scène, et lui salue encore des gens dans les loges. Il est à l’arrache ! Sur une autre planète.

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